Evolution récente de l'économie Camerounaise et perspectives

Publié le 16/06/21 à 15:42

La production globale s’est contractée de 2,0 % contre une progression de 3,7 % en 2019, conséquence des effets de la pandémie de la Covid-19 sur plusieurs branches de l’économie camerounaise. En effet, l’activité dans le secteur hors pétrole a baissé de 2,2 %, résultant du recul de la production dans l’agriculture, la sylviculture, l’industrie manufacturière, l’énergie, le transport, le commerce, l’hôtellerie et la restauration. En revanche, le secteur pétrolier a enregistré une légère hausse de 0,4 % de la production après une forte reprise (+8,5 %) en 2019.

L’inflation est restée stable à 2,4 %, en dessous du seuil communautaire requis de convergence macroéconomique. Elle aurait pu être plus lente sans la hausse des prix enregistrée sur les produits alimentaires importés et le transport.   

En matière des finances publiques, le déficit budgétaire global (hors dons) s’est creusé pour représenter 4,6% du PIB contre -3,9 % l’année précédente, causé essentiellement par la baisse des recettes propres (-5,8 %), alors que les dépenses ont augmenté (+2,7 %). Par ailleurs, sous l’effet des nouveaux emprunts, de la contraction du PIB et de la hausse du déficit budgétaire, la dette publique a continué d’augmenter pour représenter 44,1% du PIB après 41,7 % un an plus tôt.

En ce qui concerne les échanges extérieurs, le déficit du compte des opérations courantes s’est creusé pour s’établir à -6,0 % du PIB après -4,6% du PIB en 2019, en rapport avec la dégradation des déficits de la balance commerciale, des balances de services et des revenus primaires. En outre, les réserves de changes augmentent pour représenter 6 mois d’importations des biens et services contre 4,9 mois en 2019, en raison notamment de l’application de la nouvelle règlementation de changes et de l’entrée des capitaux au titre des investissements étrangers.

La situation monétaire s’est caractérisée par le ralentissement de la progression des avoirs extérieurs nets (13,1 % contre 14,1 % en 2019), le recul du crédit à l’économie (-1,2 % après 0,2% l’année précédente) et une augmentation des créances nettes sur l’Etat (60,4 % contre 52,6 % un an plus tôt).


Evolution récente de l'économie Centrafricaine et perspectives

Publié le 16/06/21 à 15:45

La croissance de l’activité a beaucoup ralenti à la suite de la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19. Le PIB a en effet progressé de 0,6 % contre 2,8 % en 2019, en lien avec la baisse de la production dans les industries manufacturières, l’hôtellerie et le commerce. En revanche, l’activité dans le secteur des BTP est restée orientée à la hausse, soutenue par les travaux d’infrastructures routières et aéroportuaires

Les prix à la consommation des ménages ont augmenté de 2,0 % contre 2,8 % enregistrés en 2019. La décélération de l’inflation s’explique à la fois par les mesures prises par les autorités pour préserver le pouvoir d’achat des ménages face à la Covid-19 et par l’amélioration, avant la détérioration des conditions sécuritaires, des approvisionnements concernant certains produits de consommation courante.

Sur le plan des finances publiques, le déficit budgétaire, base engagement, dons y compris s’est creusé davantage pour atteindre -13,9 % du PIB contre -8,4 % en 2019. Cette dégradation budgétaire résulte non seulement de l’accroissement des charges courantes destinées à la lutte contre les effets de la Covid-19, mais également de la faible mobilisation des recettes intérieures. En outre, la dette publique totale a augmenté pour représenter 45,9% du PIB contre 42,6% du PIB en 2019, beaucoup plus sous l’effet du ralentissement de la croissance et du creusement du déficit budgétaire, que sous l’influence des nouveaux emprunts.

S’agissant des échanges extérieurs, le déficit des transactions courantes s’est réduit de 0,8 point pour s’établir à -4,6% du PIB contre -5,4% un an plus tôt. Cette amélioration résulte particulièrement du repli du déficit de la balance commerciale, en rapport avec la baisse des importations. En outre, les réserves extérieures ont augmenté pour représenter 5,9 mois d’importations des biens et services contre 4,8 mois en 2019.

La situation monétaire quant à elle s’est soldée par l’augmentation de 1,0 % des avoirs extérieurs nets et la hausse de 3,3% du crédit à l’économie, stimulée par les prêts accordés aux ménages, en dépit du contexte économique difficile.


Evolution récente de l'économie Congolaise et perspectives

Publié le 16/06/21 à 15:52

La production globale de l’économie a chuté de 6,8 % en 2020. Les secteurs hors pétrole et pétroliers ont tous les deux sous-performé. D’une part, avec une baisse d’activité de 8,0 %, le secteur hors pétrole a beaucoup souffert des conséquences de la crise sanitaire (notamment dans les branches BTP, commerce, industries manufacturières, les autres services, la restauration et l’hôtellerie), alors qu’il avait déjà amorcé une sortie fragile mais progressive de la zone négative. D’autre part, le déclin naturel de la production sur plusieurs champs en activité, les difficultés d’importation des équipements, le report de certains investissements importants (lié à la faiblesse des cours du pétrole et à l’incertitude autour de la hausse de la demande mondiale des hydrocarbures), ont provoqué la contraction de 5,8 % de la valeur ajoutée du secteur pétrolier.

L’inflation s’est légèrement accélérée pour se situer à 2,4 % contre 2,2 % en 2019, en raison essentiellement de la progression des prix des produits alimentaires importés, en dépit de la baisse du coût des loyers et le renforcement des contrôles de certains prix afin de lutter contre l’apparition des comportements spéculatifs. 

Malgré les contraintes budgétaires fortes,  le Gouvernement a pris des mesures budgétaires  destinées à lutter contre la propagation de la pandémie du Covid-19 (report du paiement d’impôt et prise en charge de certaines dépenses à caractère social), au détriment des dépenses traditionnelles d’investissement. En conséquence, l’excédent budgétaire (hors dons) qui s’était reconstitué l’année précédente (+4,0 % du PIB), s’est transformé en léger déficit de 0,4 % du PIB. Par ailleurs, la dette publique totale s’est creusée pour représenter 104,2 % du PIB contre 83,3 % du PIB en 2019, en raison notamment du niveau élevé de la dette initiale, de la contraction de la croissance et du déficit budgétaire enregistré en 2020.

En ce qui concerne les échanges extérieurs, le solde du compte courant, dons officiels inclus s’est amélioré en redevenant légèrement excédentaire de 1,2 % du PIB après un déficit de 0,7 % du PIB en 2019. Cette consolidation s’explique par le recul de 29,6 % des importations dans un contexte récessif et d’application rigoureuse de la nouvelle règlementation des changes de la BEAC qui a permis la reconstitution des avoirs de réserves représentant 2,5 mois d’importations des biens et services contre 1,9 mois en 2019.

La situation monétaire s’est soldée par une baisse significative des avoirs extérieurs nets (-52,4 % contre +119,8 % en 2019), résultant du recul des exportations des biens (-38,7 %) et d’une entrée moins importante des capitaux étrangers (investissements directs et de portefeuille, appuis financiers des bailleurs de fonds). Par ailleurs, le crédit à l’économie s’est contracté davantage (-14,3 % après -4,7 % en 2019), dans un contexte de baisse d’activité et de perte d’emplois. En outre, pour les mêmes raisons que la chute des avoirs extérieurs nets, le taux de couverture de la monnaie s’est situé à 46,9 % alors qu’il était à 54,3 % l’année précédente.

 


Evolution récente de l'économie Gabonaise et perspectives

Publié le 16/06/21 à 15:59

Le PIB s’est contracté de 2,4 % contre +2,5% en 2019, en raison essentiellement du net recul de l’activité dans le secteur pétrolier (-10,4 % après une croissance de 13 % en 2019). Celle du secteur hors pétrole a baissé dans une moindre mesure (-0,2 % alors qu’elle était de -0,1% en 2019). Cette légère détérioration de la valeur ajoutée non pétrolière est due notamment à la faible performance de l’activité dans les branches industries agroalimentaires, autres industries, BTP, commerce, hôtellerie-restauration et des autres services (immobilier, services rendus aux entreprises et aux ménages).

Le taux d’inflation s’est établi à 2,0 % contre 1,0 % en 2019, en raison d’une légère hausse des prix des produits alimentaires importés du fait de la fermeture des frontières aériennes et terrestres.

En matière des finances publiques, l’ajustement budgétaire amorcé depuis quelques années a été temporairement révisé pour prendre en compte les dépenses liées à la lutte contre les conséquences économiques et sociales de la Covid-19. Il en est résulté un déficit budgétaire global (hors dons) de 3,8 % du PIB contre un excédent de 1,4 % du PIB l’année précédente. Par ailleurs, ce déficit budgétaire, combiné à la fois aux nouveaux emprunts et tirages, aux effets de réévaluation, au niveau initial élevé de la dette publique et à la baisse de la production globale, s’est traduit par l’augmentation du taux d’endettement public de 73,2 % du PIB contre 62,4 %.

En ce qui concerne les comptes extérieurs, le déficit du compte courant s’est nettement creusé pour représenter 9,9 du PIB contre -1,5 % en 2019, en rapport principalement avec la baisse de 33,7 % de la valeur des exportations. Les réserves de changes ont représenté 4 mois d’importations de biens et services contre 3,1 mois en 2019, en lien notamment avec la hausse des entrées de devises au titre des investissements directs étrangers et des appuis financiers extérieurs.

La situation monétaire s’est caractérisée par une amélioration du niveau des avoirs extérieurs nets (-11,1 % contre -20,1 % en 2019), en rapport avec les appuis financiers extérieurs. Dans le même temps, afin de soutenir l’activité, les banques locales ont continué à faire confiance aux agents économiques non bancaires en accordant des crédits aux ménages et aux entreprises (+3,6 % contre 2,2 % un an plus tôt), ainsi qu’à l’Etat (+14,9 % après 10,0 % l’année précédente).


Evolution récente de l'économie Equato-guinéenne et perspectives

Publié le 16/06/21 à 16:01

Alors que l’économie équato-guinéenne montrait des signes de redressement au quatrième trimestre 2019, la crise sanitaire de la pandémie du Covid-19 est venue perturber le profil de reprise en maintenant la production globale en récession (-4,6 % contre 5,6 % enregistrés en 2019. Le secteur hors pétrole a perdu 2,5 points de croissance par rapport à 2019, pour finir à -7,8 %, plombé par le confinement, la fermeture des frontières et l’arrêt total ou partiel d’activité dans plusieurs branches de l’économie. Le secteur des hydrocarbures est resté en zone négative, minée par la baisse tendancielle de la production et par des cours relativement faibles.

La croissance des prix à la consommation a ralenti pour revenir à 3,5 % contre 4,1 % en 2019, soutenue par la décélération de la hausse des prix des produits alimentaires, de transporter des boissons non alcoolisées.

La crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19 a ralenti l’effort de consolidation budgétaire entamé depuis quelques années afin de restaurer la crédibilité budgétaire. Ainsi, alors que les finances publiques affichaient en 2019 un solde budgétaire global (hors dons) de 1,9 % du PIB après 0,5 % en 2018, l’exécution budgétaire en 2020 a fait ressortir un déficit 2,8 % car, à l’instar de nombreux pays, le Gouvernement a pris des mesures budgétaires pour sauver des vies humaines et aider les entreprises à amortir ce double choc en termes de solvabilité et de liquidité. Par ailleurs, la faible croissance économique et la dynamique autonome de la dette (niveau initial élevé et déficit budgétaire) ont fait progresser le taux d’endettement public à 51,2 % du PIB contre 44,0 % en 2019.   

En ce qui concerne les échanges extérieurs, le déficit des transactions courantes s’est aggravé pour représenter -7,4% du PIB contre -1,5 % l’année dernière, principalement attribuable à l’aggravation du déficit des exportations nettes des biens et services. En outre, compte tenu de la faiblesse des exportations et des flux entrants de capitaux, le niveau des réserves de changes est resté presque stable, représentant 0,3 mois d’importations des biens et services contre 0,2 mois en 2019[1].

La situation monétaire de la Guinée Equatoriale a été mitigée au cours de l’année 2020. Elle s’est caractérisée par une baisse des avoirs extérieurs nets de 226,2% en lien principalement avec la détérioration des termes de l’échange et la baisse de la production gazière de 13,3%, couplée avec un accroissement des engagements extérieurs. Cette situation a influencé la dynamique du taux de couverture de la monnaie qui s’est établi à 7,7% contre 7,3 % en 2019. Par ailleurs, s’agissant du crédit intérieur, le crédit à l’économie s’est contracté davantage (-24,6 % contre -20,6 % en 2019), à cause de la morosité de l’activité, contrastant avec la hausse de 38,7 % des prêts du système bancaire à l’Etat.



[1] Selon la revue au 31 décembre 2020 de la note de conjoncture, Source DN/BEAC Malabo.


Evolution récente de l'économie Tchadienne et perspectives

Publié le 16/06/21 à 16:05

L’économie tchadienne a subi les effets de la crise du Covid-19. La production globale s’est contractée de 0,9 % contre +3,0 % en 2019, en raison des contreperformances plus prononcées que prévues de la production pétrolière (-6,9 %) et des activités du secteur hors pétrole (-1,6 %, en dépit de l’augmentation de 4,3 % du bétail et de la hausse 63,0 % de la production de coton).

Après la déflation (-1,7 %) observée en 2019, les prix à la consommation des ménages sont repartis à la hausse pour s’établir à 3,5%, supérieur au critère de convergence de la sous-région. Cette dynamique s’explique par l’augmentation des prix des produits alimentaires locaux, en lien avec les fortes pluies qui ont détruit des champs des céréales.  

En ce qui concerne les finances publiques, le rééquilibrage budgétaire amorcé depuis la chute des prix du pétrole a été mis en veilleuse. Le Gouvernement a pris des mesures budgétaires pour limiter les effets économiques et sociaux de la pandémie de Covid-19 sur les ménages et les entreprises, faisant passer ainsi le déficit budgétaire global (hors dons) de -1,8 %  du PIB en 2019 à -3,4 % du PIB en 2020. Dans le même temps, la dette publique du Tchad ne s’est pas emballée et est restée contenue à moins 45,0 % du PIB, en dépit de la récession de l’économie et de l’aggravation du déficit budgétaire.  

En matière d’échanges extérieurs, l’excédent du compte des transactions courantes (dons officiels exclus) enregistré depuis 2016 s’est transformé en déficit de 0,4 % du PIB en 2020, en raison de la baisse significative des exportations des marchandises. En outre, grâce à l’application rigoureuse de la nouvelle règlementation de changes, les réserves de changes en mois d’importations de biens et services sont passés de 1,04 en 2019 à 1,18 en 2020.

La situation monétaire fait ressortir une hausse, bien que moins importante par rapport à 2019, des avoirs extérieurs nets (+14,4 % contre +23,7 % un an plus tôt), malgré le recul prononcé des exportations de marchandises. Le respect de la règlementation de changes et les tirages des DTS auprès du FMI concernant le cadre du mécanisme élargi de crédit (MEC) sont à l’origine de cette amélioration. Quant au crédit intérieur, les prêts accordés par le système bancaire aux ménages et aux entreprises ont reculé de 0,1 %, eu égard à l’atonie de l’activité, alors que les créances nettes sur l’Etat ont augmenté de 16,2 %, en phase avec l’énorme besoin de financement de ses activités.