Diversification des économies de l’espace CEMAC

Published on 2/18/15 at 5:19 PM

Les économies de l’Afrique Centrale sont encore largement tributaires du secteur des hydrocarbures. De ce fait, elles sont vulnérables en cas de baisse des cours mondiaux de pétrole brut et de dépréciation du dollar américain. En plus, le secteur pétrolier, très capitalistique, a peu d’effets sur la création directe d’emplois.

Conscients de cette situation, les pays s’emploient depuis des décennies à sortir de la dépendance du pétrole en diversifiant les sources de leur croissance à travers des réformes structurelles qui visent le développement d’autres secteurs d’activité. Ainsi, grâce aux études portant sur les diagnostics sectoriels,  les Etats membres pétroliers ont identifié des secteurs prioritaires qui permettront à terme de transformer la structure de leurs économies. Les conclusions de ces différentes études sont consignées dans des documents de stratégie visant une croissance forte, durable, inclusive et favorable à la réduction de la pauvreté. 

En fonction des pays, l’accent est mis, entre autres, sur les secteurs de l’agriculture, de la pêche, de la transformation, des télécommunications, du tourisme, des services financiers et immobiliers, etc. Pour ce faire, les autorités de la sous-région mettent progressivement en place des programmes de réformes économiques et institutionnelles,  parmi lesquelles l’amélioration de l’environnement des affaires, le développement des infrastructures, le renforcement des capacités des institutions, la consolidation du système éducatif et la formation professionnelle, etc.

La BDEAC est en phase avec cette dynamique. A côté des financements octroyés au secteur privé, elle entend notamment jouer un rôle de premier plan dans le développement des infrastructures d’énergie, de transport, d’assainissement et de télécommunication des Etats membres. Le développement des infrastructures est primordial pour le système productif de la zone CEMAC, car il permet de réaliser les économies d’échelle afin de réduire les coûts élevés des facteurs de production et de renforcer le marché commun.

Cependant, le financement des infrastructures mobilise des ressources financières considérables. Cette action nécessite une synergie entre les différents acteurs. Pour sa part, la BDEAC s’organise pour satisfaire les besoins infrastructurels des pays. C’est dans ce sens que la Banque  a engagé plusieurs réformes visant à la mettre aux normes internationales afin d’améliorer la qualité de sa signature et lever de fonds à des conditions douces sur les marchés internationaux.