HISTORIQUE

Créée en 1975 avec
pour mission première de promouvoir le développement économique et social
de ses pays membres, notamment par le financement des investissements
nationaux, multinationaux et des projets d’intégration économique, la
BDEAC a connu dans le temps une évolution contrastée. Devenue opérationnelle
en 1977, elle a développé une activité en expansion jusqu’à la fin des
années 80. Au cours de cette période, elle a pu participer au financement
de quelques 87 projets pour un montant cumulé d’engagements de 58 051,10
millions FCFA. Toutefois, au début des années 90, ses activités se sont
effondrées sous les effets conjugués de la conjoncture difficile prévalant
dans son environnement immédiat, auquel elle n’a pas pu échapper (accumulation
des impayés dus par les Etats, ses principaux prêteurs, dont la trésorerie
était tout aussi tendue), et de certains disfonctionnements internes
à l’Institution. La Banque est alors entrée dans une période particulièrement
difficile, mettant en péril sa raison même d’exister. Parant au plus
pressé, et dans le souci de sauvegarder l’essentiel, les actionnaires
de la Banque prirent en 1992, la décision d’engager celle-ci dans un
plan de restructuration, notamment caractérisé par : - la suspension
de l’activité de financement des projets ; - l’allègement de l’effectif
du personnel pour le mettre en adéquation avec le volume réduit de ses
activités. Cette opération a abouti au licenciement de 50 % des agents,
toutes catégories confondues. Des résultats favorables ont ainsi été
obtenus, préservant la Banque du pire ; mais ils étaient insuffisants
pour lui permettre de reprendre toutes ses activités. Saisissant la
gravité de la situation, la Conférence des Chefs d’Etat, au cours de
ses assises en 2001, réaffirma l’intérêt qu’elle portait à la BDEAC
et marqua sa volonté de voir la Banque rétablie dans ses missions de
financement de l’intégration régionale et des investissements à moyen
et long terme. A cet effet, la Conférence des Chefs d’Etat prit une
mesure forte. Elle décida de doter l’Institution d’une nouvelle Direction,
lui assignant comme mission principale de faire revivre la Banque, la
rénover et relancer ses activités de financement des projets. A fin
décembre 2006, cinq ans après, la BDEAC a fait du chemin dans le sens
d’une notoriété et crédibilité retrouvées, perceptibles à travers le
profil actuel de sa situation et le niveau de développement de ses activités
opérationnelles.